Dessin n° 70 et la Guerre et la paix T2

Aujourd’hui j’ai trois choses spéciales à vous partager.

  1. Mon 70e dessin qui est une peinture sur toile réalisée en dix-neuf jours.

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Je l’ai faite à la gouache. Au début j’ai peint le fond de la toile en rouge.

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Puis j’ai décalqué mon modèle sur la toile avant de la peindre ( ce qui n’était pas facile).

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ma peinture quand je viens de la finir

2.  Mon avis sur le deuxième tome de Guerre et paix

ATTENTION, IL Y AURA DES SPOILERS, ALORS CE QUI NE L’ONT PAS LU VOUS RISQUEZ DE TOUT SAVOIR! Et voilà le lien vers le premier tome.

La guerre et la paix-T2

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Nombre de pages: 1009

Collection:Folio Classique

Edition: Gallimard

Traduit du russe par: Boris de Schoelzer

Première date de parution: 1869

Point de vue: omniscient

Lu du: 1er janvier 2017

Au: 20 janvier 2017 (à peu près)

Résumé et avis:  Cette fois l’histoire se déroule de 1812 à 1820. Maintenant la guerre est bien installée et tout le monde prend des mesures de sécurité. Certains comme les Bolkonsky fuient, d’autres restent (Pierre, par exemple) ou d’autres vont se battre (tel André). Il n’est plus question de festivités et de bals mais seulement de survie contre l’ennemi.

L’atmosphère de ce deuxième tome est très différente du premier. Comme je l’avais dit dans mon autre post sur Guerre et paix, dans le premier il y avait deux thèmes bien espacés: la vie en ville et celle à la guerre. Là en revanche les deux se croisent, se mélangent et se chevauchent. La guerre est présente tout le temps et partout. Tout est plus inquiétant et tragique que dans le premier volume, ce qui n’empêche pas les personnages de rester tels qu’ils sont.

J’ai vraiment crue que ça allait en être fini de Pierre. Lorsqu’il reste à Moscou qui est désertée il se fait arrêter par des Français et a failli se faire fusiller. Heureusement des Russes l’ont sauvé, mais à partir du moment où il prévoyait de rester à Moscou pour tuer Napoléon j’étais persuadée que ça allait mal se passer pour lui. Et c’est avec Pierre qui sympathise avec un français qu’on remarque que Tolstoï ne représente pas les Français en hommes barbares et cruels mais qu’il sait que ce sont des êtres humains, tel que lui: « Pierre prenait malgré lui plaisir à causer avec cet homme (un Français) gai et aimable« .

Depuis qu’il aime Natacha André est beaucoup plus humain. Par exemple à la page 166 il arrive devant la maison de son enfance qui est vide à cause de la guerre et il se remémore ses souvenirs:  » En passant devant l’étang où de tout temps des femmes battaient et rinçaient leur linge en bavardant, il remarqua qu’il n’y avait personne. » Je fus donc chagriné qu’il meure mais au moins il a pu revoir Natacha, son fils et sa sœur.

En parlant de celle-ci elle est à la fois plus douce et plus cruelle dans ce volume. Marie tombe amoureuse de Nicolas et devient égoïste en pensant que ce serait bien que Natacha ne veuille pas se fiancer une seconde fois avec André. Parce que si ce serait le cas elle ne pourrait se marier avec Nicolas. Et quand son père est mourant elle souhaite le voir mourir pour pouvoir vivre seule et librement. Quand le vieux Bolkonsky meurt ça m’a fait penser à la mort du comte Bézoukhov, le père de Pierre car le déroulement du moment était semblable.

Véra est presque inexistante dans ce tome ce qui ne m’a pas dérangé. Quant à Pétia que je n’apprécie pas, il mourut au combat ce qui me rendit un peu triste quand même. Pour Nicolas, il est encore pire que dans le premier livre: il trahit Sonia, frappe ses serviteurs et est sévère avec sa femme. C’est, avec Pétia, le Rostov que j’aime le moins. Natacha n’a pas changée, à part qu’elle est moins gâtée et plus gentille.

Je pense qu’une des personnes qui a le moins de chance est Sonia. Elle est bonne avec tout le monde mais personne n’est aussi gentil avec elle. La comtesse ne l’aime plus, Natacha s’énerve parfois sur elle, Julie puis Marie lui prennent Nicolas… Je me demande comment elle  a pu résister à l’envie de se suicider.

Maintenant pour reparler du livre en entier je vais citer un petit extrait sur la guerre:

« Le lendemain, les troupes étant rassemblées dès le soir aux emplacements désignés se mirent en marche dans la nuit. C’était une nuit d’automne avec des nuages d’un noir violacé, mais il ne pleuvait pas. Le sol était humide mais non boueux, et les troupes avançaient sans bruit. On avait interdit de parler à haute voix, de fumer la pipe,  de battre le briquet; on  empêchait les chevaux de hennir. »

On se rend souvent compte que Tolstoï n’écrit pas seulement une fiction historique mais qu’il représente aussi des faits réels. Par exemple à la page 180 il cite des extraits de documents historiques avant de les rendre vivants par des dialogues:

« – C’est-à-dire, voilà, dit-il d’un air pensif, s’il y a bataille et bientôt, vous prendrez le dessus. C’est bien ça. Mais si trois jours passent et après cette date, alors cette même bataille pourrait bien traîner en longueur. Ce que Lelorme d’Ideville (sûrement un historien) traduisit comme suit: Si la bataille est donnée avant trois jours les Français la gagneraient mais si elle était donnée plus tard, Dieu sait ce qui en arriverait. »

Pour résumer je ne sais pas si je préfère le premier ou le deuxième volume. les deux sont vraiment très différents. Le premier fait plus penser à Anna Karénine, le deuxième à un livre historique qui raconte le quotidien pendant la guerre. Mais en tout cas j’ai aimé les deux.

Et vous, vous l’avez lu? Si oui est-ce que vous avez aimé? Vous pouvez me répondre par commentaire!

Et pour finir mon billet:

3. Une petite vidéo montrant mes derniers morceaux que je joue en guitare.

Des nouveaux morceaux from Lili Gebi on Vimeo.

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2 réflexions sur “Dessin n° 70 et la Guerre et la paix T2

  1. Pingback: Dessin n° 72: Sieste au pied des arbres | Mon monde d'aventurière

  2. Belle et intéressante analyse de ce livre mythique. Je le vois aussi comme l’histoire d’une amitié entre deux personnages que tout oppose : André et Pierre. L’un d’une naissance noble et désabusé par une vie trop convenue et l’autre un « bâtard » plus idéaliste. Leurs échanges tout au long de l’histoire sont comme une réflexion que Tolstoï place en toile de fond.Je pense d’ailleurs que ce n’est pas un hasard si au final ils aiment la même femme : comme si l’auteur nous faisait comprendre que ces deux natures différentes n’appartenaient qu’à un seul homme : peut-être à Tolstoï lui-même.
    Bravo pour tes billets.

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